Seulement 8 mois ont passé depuis la sortie d'Harry Potter et les Reliques de la Mort et déjà Daniel Radcliff reprend du service dans un film d'un tout autre registre. Le jeune homme à rangé sa cape et sa baguette magique au placard et enfile un long manteau noir pour se rendre dans un petit village de l'Angleterre du XIXème et enquêter sur la mort d'une jeune femme.

Si le synopsis fait déjà froid dans le dos, la photographie ne réchauffera pas le spectateur. Petit village anglais, marécageux sous une grisaille brumeuse et pluvieuse. Tout est là pour nous faire frissonner.
Scénario classique donc, non sans rappeler de loin le fameux Tour d'Ecrou d'Henry James, pas de grandes innovations, mais cela ne semble pas être le but du sieur Watkins.

Reste à savoir si notre Harry Potter est crédible. Il est difficile de ne pas l'imaginer clamer des sorts à tout va et s'envoler sur son balais, mais, Daniel n'ouvre plus les portes à coups d'alohomora mais à coups de haches. Un peu jeune pour interpréter un notaire, père de famille et veuf de surcroît, il fait néanmoins beaucoup d'efforts pour ne pas paraître ridicule - peut-être est-il las de son rôle qui lui colle à la peau (cependant, 11 ans à incarner le jeune sorcier, ça va être dur, Daniel, de t'en débarrasser) -.

Oui parce que, le film effraie, mais les apparitions brusques dans le reflet d'une vitre et le volume du film qui augmente brutalement lorsqu'un cri retentit, je sais pas ce que vous en pensez, mais on a connu plus subtil.
L'histoire n'est, toutefois, pas mauvaise, il s'agit d'ailleurs de l'adaptation du roman du même nom de Susan Hill (sorti en 1983). Signé James Watkins, s'étant assuré le statut de réalisateur montant du cinéma d'horreur so british avec son grandiose Eden Lake, la sortie de la Dame en Noir semblait prometteuse. S'il n'en est pas a pouvoir prétendre au prix Gérardmer, il ne reste tout de même pas totalement déplaisant.













