mardi 23 septembre 2008

Spirits

Spirits (Shutter en version originale) est un de ces innombrables films d'horreur, dans la veine de tous ces Ring, The Grudge, The Eye ou encore Dark Water.

Un après-midi de solitude acerbe dans un paris sous la grisaille de l'automne, je n'avais malheureusement pas la moindre idée pour combattre mon ennui grandissant. Je me suis donc laissée tenter par Spirits.



Jane, récemment mariée à Ben, le suit au Japon où il doit faire des photos de mode pour un magazine (ça vous rappelle vaguement quelque chose? Etrange, à moi aussi).
Au cours d'une excursion en voiture au Mont Fuji, les deux jeunes gens renversent une jeune fille apparue soudainement sur la route. Malgré leurs recherches, le corps reste introuvable.




Et la vie du jeune couple dérape sur les clichés (c'est l'occasion de le dire). Une histoire de fantôme à la sauce asiatique comme on en a vues et revues. Malgré un manque flagrant d'originalité dans le scénario, on aurait pu espérer un film pas trop mauvais. Mais il s'agit malheureusement d'un remake américain d'un film d'horreur thaïlandais. Ce simple détail devrait suffire à nous faire fuir la salle obscure où est projeté ce... navet, appelons un chat un chat.


L'éternel film de fantôme, dans l'ambiance angoissante des croyances japonaises. Le malaise de l'héroïne confronté à une ville étrangère, plongée dans une culture qui lui échappe. Si les moyens face aux fantômes diffèrent d'un film à l'autre (ici la photographie), la fin reste la même, il s'agit toujours d'un fantôme en colère qui n'en a pas tout à fait fini avec le monde des vivants.


Le cinéma d'horreur asiatique, qui, d'un point de vue personnel, reste le meilleur dans son domaine, n'a de cesse de susciter la convoitise de nos voisins outre atlantique. Les studios Hollywoodiens semblent s'obstiner à massacrer des chef-d'oeuvres du genre, usant de subterfuges à la subtilité contestable et consternante dans le but de nous faire sursauter aux moments qu'ils jugent opportuns. Alors oui on sursaute lorsque la musique augmente d'un coup, lorsqu'une apparition fantomatique surgit de nulle part sur la vitre du métro (The Grudge, encore), etc... Mais mis à part ces quelques accélérations cardiaques, l'angoisse est totalement inexistante, le suspens quasiment nul et Joshua Jackson et Rachael Taylor ne brillent pas par leurs talents d'acteurs.


Ce film ne fait que nous conforter dans l'idée générale qu'un remake reste moins bon que l'original, dégageant la sensation désagréable du réchauffé. Une véritable perte de temps.

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