dimanche 14 décembre 2008

Quantum of Solace... James Bond s'essoufle

Hier, dimanche 14 décembre, on décide d'aller au cinéma. Jusque là tout va bien. En bon retardataires que nous sommes, nous n'avons pas vu le dernier James Bond et constatant qu'il joue toujours à l'Orient Express, c'est parti, donc, pour la scéance de 17h55.
N'ayant pas vu Casino Royale, je me console en me disant que jusqu'à présent, il n'importait pas d'avoir vu le précedent pour comprendre le nouveau. Bon, de toute façon les portes s'ouvrent, on verra bien...






Le film commence avec une course pousuite en Italie, rien d'étonnant pour un James Bond. Sir Bond tente, semble-t-il, de ne pas faire de sa dernière mission un acte de vengeance personnelle. Et c'est donc là que je suis perplexe. Vengeance de quoi? De qui? On parle d'une Vesper... Euh... Bon soit. Après tout c'est de ma faute, j'avais qu'à voir Casino Royale.


James et (la fameuse) Vesper (Eva Green)




Le scénario est donc lancé. L'organisation secrète (mais alors vraiment très secrète) qui fait l'objet de la mission de Bond s'avèrerait donc beaucoup plus dangereuse et complexe qu'il ne le soupçonnait.






James s'embarque alors pour une nouvelle aventure. On rencontre alors LA James Bond girl de l'épisode, la belle Camille (Olga Kurylenko) qui, elle aussi, a des désirs de vengeance. Elle le conduit sur la piste de Dominic Greene, un homme d'affaire impitoyable qui manoeuvre pour controller uen des ressources naturelle les plus importantes au monde en manipulant la CIA et le gouvernement britannique.






Le méchant pas beau - surtout pas beau - Dominic Greene (Mathieu Almaric, un français... comme c'est original...)



1h55 d'explosions et de cascades épileptiques, de somnolence coupable (et une furieuse envie d'aller au toilettes) plus tard, on ne peut que constater la triste réalité. Quantum of Solace n'a absolument rien d'un James Bond, à part le fameux logo 007 sur l'affiche et ce cher Mr Craig, éventuellement. Pas de gadgets (grosse déception), des scènes d'explosion un peu trop bâclées... Ce n'est qu'un simple film d'action, et un mauvais qui plus est.

La jolie Camille (Olga Kurylenko)




On connait tous la polémique qu'a créé l'annonce de Daniel Craig reprennant le rôle de l'agent secret, les fans le jugeant trop fade pour reprendre le rôle de Sir Connery, tout simplement trop... blond. A en juger par Quantum of Solace, il semblerait bien que Craig ne convienne pas. Il a réussi, en un film, à détruire le mythe d'une saga de 22 volets et vieille de plus 40 ans. Chapeau...





Le Bond de Quantum se rapproche de la brute, psychologiquement torturé il est vrai, mais trop... humain. Il a perdu sa flegme anglaise et sa classe naturelle. L'humour auquel nous avaient habitués sir Connery, ou encore Pierce Brosnan est quasiment, si ce n'est complètement inexistant dans ce dernier épisode de la saga.

Autre ombre au tableau (et déception à la clef), Mr Bond manque de femmes. Le célèbre séducteur aurait-il perdu de son charme? A peine. Outre la JBG qui, en plus, a un rôle mineur et ne couche même pas avec l'agent, Bond fricotte vaguement avec l'agent Strawberry Fields (si si), une jolie rousse. En plus de l'humour, la séduction n'est plus une priorité chez Bond.




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