mercredi 5 mars 2008

Battle Royale

Kinji Fukasaku, 2000






Dans un Japon futuriste, les adultes redoutent les adolescents, trop enclins à la violence. La loi BR est alors votée. Son principe est simple, des élèves de 3è sont envoyés sur une île déserte et doivent s'entretuer pour qu'il ne reste plus qu'un seul survivant. Si certains se plient au règlement, d'autres se rebellent et s'engagent alors dans une résistance à la violence du concept.







Combattre la violence par la violence. Un concept retranscrit à la perfection par Kinji Fukasaku. Il y met en scène une subtile et violente métaphore des angoisses adolescentes et nous plonge dans un univers où l'horreur *face aux comportements malheureusement humains des personnages*, et le gore sont à leur comble.



Un vrai chef-d'oeuvre.

La Rose Pourpre du Caire

Woody Allen, 1985









New Jersey, 1930, en pleine crise économique. Cécilia (Mia Farrow) est une jeune serveuse qui tente d'échapper à son triste quotidien dans les salles obscures et tombe sous le charme de Tom Baxter (Jeff Daniels), archéologue vigoureux, héros de La Rose Pourpre du Caire. Amoureuse du personnage, elle ne cesse d'aller voir le film et, à sa grande surprise, Tom finit par sortir de l'écran pour s'enfuir avec elle. Elle a finalement rencontré l'homme de sa vie... Le seul problème c'est qu'il n'est pas réel...!











Une gentille comédie romantique sur le rôle du fantasme lié au rapport du cinéma à la réalité. Woody Allen nous plonge dans le rêve qui se confond à la réalité, le fantasme et l'imagination. La mise en abîme et le thème du mélange des personnage de fiction avec ceux de la "réalité" crée une magie qui ne nous quitte jamais durant la totalité du film. Le personnage sort de l'écran, et il va même jusqu'à faire entrer le jeune Cécilia dans le film, où le champagne n'en est pas vraiment. Car après tout ce n'est que du cinéma, et Tom n'est qu'un personnage fictif, il n'est pas réel. Cécilia finira-t-elle par choisir Gil Sheperd, l'interprète de Tom? Finira-t-elle par rejoindre son mari et la réalité qu'elle a toujours connu? S'enfuira-t-elle pour vivre le rêve absolu avec l'homme de ses rêves?







Il fallait penser à faire sortir le personnage de l'écran, Woody l'a fait... Si la métaphore du film a été repris plus d'une fois, notament avec Pleasantville - Gary Ross (1998) *toujours avec Jeff Daniels*, où, là, deux adolescents de la fin des années 90, entrent dans une série idylique des années 50, ou encore, plus récemment, dans Enchanted -Kevin Lima, où une princesse du monde féérique de Disney se retrouve propulsée en plein Manhattan, elle ne sera jamais aussi bien explorée que dans le fabuleux, naïf et touchant *sûrement l'un des moins cérébral* film de Woody Allen.

mardi 4 mars 2008

Let's ourselves be Enchanted!

Le dernier Disney *sorti le 21 novembre 2007*, nous transporte dans monde enchanté et romantique de l'animation à la grisaille de New York.













Kevin Lima mèle animation et prises de vue réelles - comme l'a fait Robert Zemeckis avec son cultissime Who Framed Roger Rabbit (1988), ou encore Robert Stevenson et le célèbre Mary Poppins (1964) - et nous plonge dans l'univers magique de Gisèle, jeune paysanne du royaume d'Andalasia, qui, en passe de se marier avec le beau Prince Edward, se retrouve catapultée dans New York par la méchante reine qui n'a pas du tout l'intention d'abandonner son trône. En attendant que son prince la sauve elle devra s'adapter à "un monde où les *happily ever after* n'existent pas".








Un début animé, chantant, une fin prévisible à l'Happy Ending attendu *Disney oblige*, le tout saupoudré d'un humour à l'autodérison flagrant et de référence aux plus grand classiques Disney qui raviront le coeur des Disney-maniacs.







A voir... et à revoir

Marion Cotillard à l'honneur

Césarisée et *plus rare* oscarisée pour le rôle d'Edith Piaf dans La Môme, cette jeune actrice de 32 ans voit se profiler un tournant considérable à sa carrière.












Après quelques rôles d'exception, Les Jolies Choses - Gilles Paquet-Brenner , Jeux d'Enfants - Yann Samuell, Big Fish - Tim Burton, etc... Marion Cotillard explose la chronique avec le rôle de sa vie dans La Môme.







Les médias sautent néanmoins sur l'occasion *en or* de démystifier cette star montante, tenant de décrédibiliser sa conquète américaine en ressortant d'anciens propos de l'actrice au sujet du 11 Septembre.


En effet elle avait émis des doutes sur la version officielle des attaques:


"Je pense qu'on nous ment sur énormément de choses: Coluche, le 11-septembre [...] J'ai tendance à être plutôt souvent de l'avis de la théorie du complot" avait-elle affirmé.


"Une semaine après qu'elle a obtenu l'Oscar de la meilleure actrice, les considérations peu conventionelles de Marion Cotillard sur les attaques terroristes du 11-Septembre ont fait surface [...] reste à voir quel effet la révélation de ses opinions va avoir sur l'avenir de ses films américains", a commenté le journal Variety.


Les avis sont partagés, si certains sont perplexes sur ces déclarations et l'effet qu'ils produiront, la plupart restent confiants sur l'ascension de la star.


"Ca va faire un peu de bruit, quelques personnes vont être en colère, et puis ça risque de s'arrêter", a affirmé Robert Thompson, enseignant à l'université de Syracuse, "Je ne pense pas qu'elle devienne persona non grata à Hollywood."



La Nuit Nous Appartient

7 ans après The Yards, James Gray se relance dans la réalisation d'un film sur le monde de la nuit et de la mafia russe aux Etats-Unis. A croire qu'il se complaît dans cet univers sans pour autant vraiment maîtriser le genre.








Bobby, jeune patron de boite de nuit appartenant aux russes doit cacher ses liens familiaux à ses employeurs afin de continuer son ascension. Son père et son frère, membres éminents de la police New-yorkaise, sont chaques jours menacés et Bobby va devoir choisir son camp.









C'est là en effet une sorte de jeu des 7 différences entre The Yards et La Nuit Nous Appartient. Les mêmes acteurs pricipaux, plus ou moins la même intrigue, la même ambiance glauque de la nuit aux traffics peu catholiques...







James Gray s'engage sur la pente glissante du film de genre, et dérape sur les clichés, la lenteur de l'action et les drames prévisibles... Un film qui, s'il avait en main tous les clefs de la réussite, s'avère finalement être un véritable crash cinématographique. Certains, fanatiques du genre, ont pu cependant trouver leur compte dans les interminables élucubrations du réalisateur.

Cloverfield

Matt Reeves plonge ses acteurs *principaux* dans l'ambiance apocalyptique d'une invasion extra-terrestre en plein Manhattan.






Lors d'une soirée de départ organisée en l'honneur de Rob, une violente secousse amène les invités à sortir dans la rue. Une ombre inquiétante se profile à l'horizon et la tête de la Statue de la Liberté s'écrase violemment à quelques mètre de Hud, vidéaste d'un soir.





Un film d'horreur efficace, où l'on retrouve l'ambiance "réaliste" du Projet Blair Witch, l'univers du catastrophique Jour d'Après, l'angoisse et l'horreur de 28 Semaines Plus Tard, avec notamment la scène dans les couloirs du métro...



L'angoisse est palpable, quelques images choc sans pour autant innonder l'écran d'hémoglobine *le seul membre arraché étant la tête de la Statue de la Liberté*, quelques envies de vomir çà et là *avec les mouvement de caméra, parfois un peu violents*




Claustrophobes et âmes sensibles s'abstenir...