
La nouvelle bombe du cinéma d'horreur espagnol explose sur nos écrans depuis le 23 avril.
Angela Vidal, journaliste de l'émission "Mientras Usted Duerme", relate le quotidien des travailleurs de nuit. Accompagnée de son cameraman, elle passe la nuit dans une caserne de pompiers. La nuit est calme jusqu'à l'appel d'une dame qui réclame du secours. Le tandem télévisé suit alors les pompiers jusqu'à l'immeuble de la dame, où ils trouvent des voisins inquiets dans le hall. Des cris étranges et effrayants se sont faits entendre dans l'appartement de la vieille dame.

Le rythme s'accélère alors pour la journaliste qui ne réalise pas encore à quel point son reportage va sortir de l'ordinaire.

Avec [Rec], les réalisateurs ont voulu plonger le public dans une ambiance réaliste, créer un cauchemard plausible , qui tiendrait les spectateurs en haleine tout le long du film. Le concept de la caméra main, déjà vu dans le Projet Blair Witch de Daniel Myrick et Eduardo Sánchez , ou encore récemment dans Cloverfield de Matt Reeves, accentue la crédibilité du film, et le spectateur se sent impliqué dans l'histoire qui se déroule sous ses yeux en temps réel.
"L'idée était de laisser l'action se développer devant les yeux du spectateur. Comme si tout ce qui se passait à l'image était VRAIMENT EN TRAIN de se dérouler, avec le minimum d'ellipses temporelles."

A la différence des autres films de genre, tels que Dawn of the Dead - Zack Snyder - ou encore 28 Semaines Plus Tard - Juan Carlos Fresnadillo - etc..., [Rec] se déroule dans un petit immeuble, où les protagonistes se retrouvent enfermés de l'extérieur par les forces de police. Mis ainsi en quarantaine, les possibilités d'échappatoire pour les personnages sont alors réduites, et le "Happy End" habituel peu probable. Le public est alors plongé dans une ambiance à tendance claustrophobe et se laisse submerger par l'angoisse liée à la présence zombies affamés et agressifs envers des personnages qui, tout au long du film, deviennent de plus en plus attachants, à mesure que leur nombre diminue.

L'horreur venue d'Espagne.
Le cinéma espagnol, souvent encensé par la critique, se relance actuellement, et plutôt bien, dans l'ambiance angoissante du film d'horreur.

Après quelques films du genre, tels que The Others, d'Alejandro Amenabàr - adaptation fantomatique de l'excellent Turn of the Screw d'Henry James - ou encore Darkness et La Secte Sans Nom, de Jaume Balaguero, pour n'en citer que quelques uns, on a pu récemment frissoner devant El Orfanato, de Juan Antonio Bayona, où suspens et angoisse atteignent leur paroxysme.

Aujourd'hui, en s'éloignant quelque peu du thème (surexploité) des apparitions fantomatiques et autres maison hantées du cinéma fantastique ibérique, on peut trembler de peur et de plaisir devant l'excellent [Rec]...
Âmes sensibles s'abstenir...
