vendredi 30 mai 2008

Phénomènes...

M. Night Shyamalan connaît un franc succès après la sortie de son troisième long métrage, The 6th Sense, en janvier 2000.




Je vois des gens qui sont mort... Si si!


Shyamalan enchaîne alors les cartons au box office, avec Unbreakable, Signs, ou encore The Village et devient un des maitres incontestées du cinéma fantasique à Hollywood.





Malgré une critique négative de son dernier film, The Lady in the Water (pour lequel il a reçu deux Razzie Award), les cinéphiles et phérus de film fantastique attendent aujourd'hui avec impatience le dernier opus du cinéaste, The Happening (Phénomènes en français), qui sortira en France le 11 juin 2008.







Mark Wahlberg y interprètera Eliott Moore qui, avec sa femme, Alma (Zooey Deschanel), tenteront d'échapper à une catastrophe naturelle - impliquant une vague de suicide incontrôlée et inexpliquée - qui deviendra rapidement le plus gros désastre de l'humanité.




Mark Wahlberg




John Leguizamo, Mark Wahlberg et Ashlyn Sanchez



Zooey Deschanel et Ashlyn Sanchez


En espérant que ce nouveau film, au titre accrocheur et au scénario prometteur, réconciliera le roi du fantastique avec les producteurs et son public, légèrement boudeurs depuis le "fiasco" de La Jeune Fille de l'Eau.

A voir...

jeudi 29 mai 2008

Disney... en vrai

Hier, jeudi 29 Mai, en me baladant nonchalemment sur la toile, je tombe, au hasard, sur un article en l'honneur de la sortie DVD d'Enchanted (Il était Une Fois), le 28 Mai 2008. Mes calculs à l'époque de sa sortie en salle me laissait penser à une date a peu près similaire, mais découragée par le cas Hairspray (sorti en salle le 22 aout 2007, sortie en DVD le 3 Juin 2008), rien n'était plus très sûr.




Devant mon écran, j'ouvre un large bec, et un cri de joie s'échappe de ma gorge nouée par l'émotion. L'ayant déjà vu 4 fois au cinéma, je vais avoir le plaisir de le voir, voire revoir, encore et encore jusqu'à ne plus en pouvoir (si toutefois une telle aberration est possible).
Il me tarde de prendre mes petites jambes, de courir à la Fnac, de me balader dans les allées et de me diriger vers là où mon coeur me porte, le rayon enfant (et oui), d'attraper le DVD, le regarder goulument, profiter de ce moment de symbiose entre ce DVD (bientôt le mien) et moi, cet amour naissant, cette passion presque indicible qui nous unira à partit du moment où ma carte bleue passera dans la machine du caissier.

Il faut dire qu' Il Etait Une Fois a enchanté (ahah) le coeur des jeunes, et des moins jeunes, lors de sa sortie en salle, avec ses références aux grands classiques Disney, ses chansons sucrées aux mélodies enjouées, ses personnages hauts en couleur, et son humour déridant. Et même si, dès la première seconde du film, le happy end, quasiment obligé pour Disney, était prévisible, on ne s'ennuie pas une seconde en voyant Gisèle, la princesse de dessin animé évoluer naïvement dans la jungle New-Yorkaise.



You made a dress out of my curtains?!?!

Mais si Enchanted puise manifestement son inspiration dans le classique Blanche Neige et les 7 nains (le passage de la pomme en est l'exemple le plus flagrant),




toutes les princesses Disney sont à l'honneur. On notera des références glissées çà et là, comme par exemple le restaurant Italien où Robert emmène Gisèle, Le Bella Note, où Partir Là-Bas, la chanson phare de la Petite Sirène qui passe en musique de fond au cabinet d'avocat de Robert. Mais au delà de ses détails, les références fusent. Voyez plutôt...


Enchanted VS Cinderella










Enchanted VS Little Mermaid









Enchanted VS Lady and the Tramp






Enchanted VS Beauty and the Beast




Enchanted VS Sleeping Beauty













Véritable chef-d'oeuvre Disneyesque, un véritable hommage aux classiques qui ont bercé notre enfance. Les éternel(le)s romantiques y trouveront leur compte, et les âmes d'enfants seront ravis. Comme quoi, même dans la grisaille de New York et loin des forêts enchantées des contes de fées, le prince charmant existe...


mercredi 21 mai 2008

Bienvenue chez les Ch'tis... outre-Atlantique

Le 7è art américain est connu pour ses innombrables remakes. Du français La Cage aux Folles (Birdcage) à l'autrichien Funny Games (Funny Games US), en passant par le chinois Internal Affairs (The Departed/Les Infiltrés), les Etats-Unis semblent maîtriser l'art difficile de réactualiser et/ou américaniser des succès cinématographiques.





Aujourd'hui, alors que Bienvenue Chez les Ch'tis frôle les 20 Millions d'entrée en France, Will Smith sera le producteur de Welcome to the Sticks (Bienvenue dans la Cambrousse), le remake américain de la comédie de Danny Boon. Le film mettra en scène l'arrivée dans la campagne profonde américaine d'un personnage travaillant dans une multinationale.




En suivant leur lancée, les Etats-Unis ont déjà racheté les droits de l'effrayant [Rec], dont le titre serait Quarantine. Mais si le remake de Bienvenue Chez les Ch'tis n'en est encore qu'à l'étape de projet, Quarantine devrait sortir sur nos écrans le 31 Décembre 2008.



On attend de voir cette adaptation, dans la crainte, justifiée, d'assister à un véritable copié-coller, avec absence totale d'originalité. On constate d'ailleurs, en visionnant la bande-annonce du plagi... euh remake, que l'actrice Jennifer Carpenter reprend le rôle avec un respect indéniable de la version initiale. Même coiffure, même débardeur blanc...













Remakes, panne d'inspiration ou machine à fric...?

Le cinéma hollywoodien regorge de "bonnes idées" afin de gagner la course au dollar. Parmi elles, cette agaçante tendance au remake. Si certains remake ont réussi leur pari et ne se casse pas (totalement) la gueule, la plupart des remakes américains sont, ceci-dit, de purs dérapages. L'absence d'originalité dans le concept entraîne souvent une copie tout à fait conforme à la version initiale. Cette tendance à ce côté lassant, voire écoeurant, du "réchauffé".





Mais Hollywood a l'air d'y trouver son compte car les remake fusent, et ils ne semblent pas avoir l'intention de s'arrêter en si bon chemin.

mardi 20 mai 2008

De la saga littéraire au phénomène cinématogropahique

En 1998 sort en France le premier tome de la Saga Harry Potter, Harry Potter à l'école des Sorciers. S'ensuit alors un véritable phénomène autour de l'univers magique du jeune sorcier. J. K. Rowling en créant un monde à part entière, à base de mythes et légendes et d'imagination totale, a bel et bien trouvé la recette du succès.


Harry Potter est un jeune garçon d'à peine 11 ans. Ses parents étant morts alors qu'il était tout bébé, il vit avec son oncle et sa tante, les Dursleys, qui ne l'aiment pas beaucoup. Quelques jours avant son anniversaire, il reçoit une étrange lettre lui apprenant son admission à l'école de Hogwarts School of Whitchcraft and Wizardry. Mais son oncle ne l'entend pas de cette oreille et décide de s'installer dans un phare au beau milieu de la mer pour échapper aux multitudes de lettres qui envahissent leur maison.
Le jour de ses 11 ans, un géant nommé Hagrid vient le chercher pour l'emmener dans la fameuse école de sorciers. En chemin il lui révèle que ses parents ont été tués par "Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom", connu pour être le plus grand sorcier noir de tous les temps. Harry découvre aussi que Voldemort a tenté de le tuer mais que son sort s'est retourné contre lui, le faisant disparaître jusqu'à aujourd'hui et ne laissant à Harry qu'une simple cicatrice en forme d'éclair sur le front. Celui Qui A Survécu est depuis une légende dans le monde des sorciers.



Harry arrive donc à Poudlard, et après la cérémonie du choixpeau, se retrouve dans l'une des 4 maisons, Gryffindor, où il s'y fera deux très bons amis, Ron et Hermione.


Commencent alors les aventures d'Harry Potter...

En 1999, Harry Potter et la Chambre des Secrets sort en France, les aventures des trois amis de Griffondor peuvent alors reprendre. Vendu à plus de 175 Millions d'exemplaires dans le monde, la folie Harry Potter est à son comble. Les jeunes et moins jeunes trouvent leur compte dans les aventures périlleuses du fameux sorcier, s'attachent à des personnages récurrents, en découvrent de nouveaux... Le rythme s'accélère et les respirations se retiennent.


Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban sort ensuite en 2000 et la suite, Harry Potter et la Coupe de Feu, sort peu de temps après.



Face au succès mondial de l'oeuvre de J.K Rowling, une adaptation cinématographique est alors en cours. En début 2000, Steven Spielberg désirait réaliser le premier épisode de l'adaptation cinématographique d'Harry Potter, voulant absolument donner le rôle du célèbre sorcier à Haley Joel Osment (6è Sens, AI...). Mais l'auteur ne l'entendait pas de cette oreille. En effet la célèbre créatrice du personnage ne voulait que des anglais pour interpréter les personnages de son oeuvre.

C'est finalement Chris Columbus (Maman J'ai Raté l'Avion, Madame Doubtfire...) qui réalisera, fidèlement, le premier opus de la saga sur grand écran. Harry Potter sera donc interprété par Daniel Radcliff, un jeune anglais comme le voulait Mme Rowling. Quelques grand nom du cinéma britannique comme Robbie Coltrane, Alan Rickman, Maggie Smith, Julie Walters viennent s'ajouter au casting, et le film a établi un record absolu pour son premier week-end d'exploitation en Grande-Bretagne, en récoltant l'équivalent de 22,8 millions de dollars (25,9 millions d'euros).
Le film sortira en France le 5 décembre 2001, et fera 9 395 711 entrées


Le film connaît donc un franc succès et le succès littéraire évolue alors en véritable phénomène cinématographique.
L'année suivante, le 4 décembre 2002, sort Harry Potter and the Chamber of Secrets, deuxième opus de la saga. Le film, d'un budget de 100 000 000 $, aura rapporté 876 688 482 $ dans le monde.

Le 21 juin 2003 Harry Potter and the Order of Phenix sort en Angleterre et en France, en anglais. C'est la cohue. Des gens font la queue depuis le matin pour l'ouverture de 21 juin à 00h00 de la librairie anglaise, WH Smith à concorde. Certains sont déguisés en sorciers, tous se pressent, dans l'espoir d'être le premier à posséder le 5è tome. Sa traduction française suivra quelques mois plus tard.





Harry Potter and the prisonner of Azkaban sort sur les écrans le 2 Juin 2004. Là encore c'est un énorme succès. Chris Columbus a abandonné le navire et laisse la place à Alfonso Cuaron. C'est dans cet épisode de la saga qu'apparaît Sirius Black - Gary Oldman - dangereux criminel, récemment échappé de la prison d'Azkaban. La vie va alors radicalement changer pour Harry Potter.






La version anglaise d'Harry Potter and the Half-Blood Prince est sortie simultanément dans plusieurs pays, dont la France, le 16 juillet 2005 à 00h00. La version Française sort le 1er Octobre 2005 et se vend à plus de 800 000 exemplaires dans les 24 heures qui ont suivi sa mise en vente, un record historique.




Pendant ce temps se prépare gentiment la sortie du 4è volet de la saga cinématographique. Harry Potter and the Goblet of Fire sort sur les écrans le 30 Novembre 2005. On s'éloigne de plus en plus de l'univers enfantin des premiers épisodes et le film est interdit en salle aux moins de 10 ans.
Cette fois réalisé par Mike Newell, le film connaît toujours le même succès auprès de fans acharnés. Cette année le "Tournois des Trois Sorciers" à lieu à Poudlard mais il s'agit en fait d'une ruse pour pouvoir ramener le mal suprême à la vie. Voldemort est de retour.



Le 11 juillet 2007, 10 jours avant la sortie en anglais du dernier tome de la saga, Harry Potter et l'Ordre du Phénix sort en France. Il est réalisé par David Yates, quasi-inconnu du grand public, qui réalisera les deux derniers volets.






Harry Potter and The Deathly Hallows sort dans le monde en version anglaise le 21 Juillet 2007, et en français le 26 Octobre 2007. Il s'agit là du dernier tome, et les fans se précipitent pour connaître la fin des aventures de leur sorcier préféré. Beaucoup de morts et quelques explications plus tard on referme le livre sans pouvoir réprimer une petite larme de nostalgie. Eh oui, c'est la fin... mais si les baguettes, les incantations, et les parties de Quidditch nous manquent tellement, on peut toujours rouvrir nos bouquins.




Le 26 Novembre 2008 sortira sur nos écrans Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé, de David Yates. On trépigne déjà d'impatience à l'idée de voir un des meilleurs tome de la saga littéraire légendaire adapté sur nos écrans.


Harry Potter and the Half Blood Prince

Jackpot

Dimanche 18 Mai 2008.

Il est 20h et nous voilà en route pour le cinéma, avec la ferme intention de voir Teeth, film d'horreur sur fond de découverte sexuelle adolescente.
Choix du film: Teeth, 20h45.
Passage de la carte dans la borne UGC mais la mention "Il ne reste plus de place pour ce film" nous cloue de déception. Paniqués, "au bord de la crise de nerf", on se demande ce qu'on va faire. Seulement 3 autres films s'offrent à nous à cette heure, Ken, Le Grand Alibi ou Jackpot. Maigre compensation, mais ayant décidé d'aller au cinéma, notre choix s'arrête alors sur Jackpot. Ashton Kutcher et Cameron Diaz, ça promet, non?






La séance était à 20h40, il doit être aux alentours de 20h55 lorsque nous poussons la porte de la salle 10. La salle est comble et noire. Le film a commencé, de pauvres gens se démènent pour trouver une place assise. Devant l'absence indéniable de places, nous nous asseyons sur les marches.
Les fesses anesthésiées, mettons de côté l'aspect inconfortable pour profiter pleinement du "chef d'oeuvre".

Et ça démarre sur les chapeaux de roues. Un Ashton (Jack) surexcité et paumé (récemment viré par son boss/père), une Cameron (Joy) effondrée (elle vient de se faire larguer devant tous ses amis qui prévoyaient de crier surprise pour l'anniversaire de son fiancé)... Trois larmes et deux lamentations plus tard, les voilà en route pour Vegas.
Rencontre mouvementée, histoires d'un soir... MAIS à Vegas une histoire d'un soir peut se transformer en véritable cauchemar. Après leur soirée bien arrosée, les deux "tourtereaux" se retrouvent, malgré eux, entraîné dans la spirale infernale du mariage. D'accord pour se séparer à l'amiable, tout change lorsque Jack gagne 3 Millions de $ grâce à la pièce de Joy.




Chacun va alors tenter de se rendre la vie impossible pour pousser l'autre au divorce. Les coups bas fusent, le comique est poussé à l'extrême, mais ce n'est pas comme si les deux acteurs n'avaient pas l'habitude de ce genre de comédies romantiques à tendance ridicule...



Un bon moment de détente (si l'on oublie l'absence de confort), une comédie digne des frères Farrelly sans grand intérêt mais, ceci-dit, il faut bien l'admettre, ca fait du bien de rire.


vendredi 16 mai 2008

Indiana Jones... La saga, c'est plus fort que toi

Le 21 Mai sort sur nos écrans Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull, la suite, tant attendue par des milliers de fans, des aventures de notre archéologue préféré. L'occasion de revenir sur les traces d'Indy.


Alors que Steven parle à son ami Georges de son éventuel projet de réaliser un James Bond, celui-ci a mieux à lui proposer et lui présente alors Indiana Jones, personnage inspiré du comics des années 40 (Jungle Jim).





C'est ainsi qu'en 1981 surgit une des plus grosses référence du cinéma d'aventure, Raiders of the Lost Ark, le début d'une saga sur fond de Seconde Guerre Mondiale.






Tom Selleck était d'abord pressenti pour le rôle mais son contrat avec la série Magnum le contraint à refuser. Ce qui permettra à notre Han Solo de l'époque d'endosser le rôle du fameux aventurier.





"Et merde..."


Les Aventuriers de l'Arche Perdue devient vite un chef-d'oeuvre, une pièce maîtresse du cinéma d'aventure. La réussite du film tient autant aux cascades périlleuses et impréssionantes du héros sexy qu'à ses maladresses et phobies presque irraisonnées. Notre héros n'est pas un surhomme. On s'attache facilement à son côté héroïquement gauche, cynique et drôle.






En 1984 sort Indiana Jones and the Temple of Doom, où, cette fois, notre héros se retrouve en plein coeur de l'Himalaya, plongé dans une aventure mystérieusement sombre et satanique. 2ème opus qui se déroule pourtant avant le 1er (1935).








Dans le troisième volet, Indiana Jones and the Last Crusade, 1989, Indiana Jones reprend du service et se lance à la poursuite du saint Graal. Ce troisième épisode devait initialement se dérouler dans une maison hantée. Les projets fusent et Spielberg s'arrêtera sur l'idée de la quête du Graal malgré sa réticence à l'idée de reprendre le thème des Monthy Python. Il n'acceptera le projet qu'en y faisant le parralèle avec la quête du père.







A quelques jours de la sortie d'Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal, on trépigne d'impatience à l'idée de voir notre héros sexy revêtir son précieux chapeau et faire claquer son fameux fouet sur fond de guerre froide.







Indiana Jones s'est, depuis plus de vingt ans, inscrit dans la légende des héros adulés et a conquis toute une génération d'adolescent en quête de sensations.

Quand les jeux vidéos font leur cinéma....

Il y a quelques années, cinéma et jeux vidéos étaient deux médias parfaitement distincts.
Les jeux n'avaient pas de scénarios précis et le but étaient le jeu dans sa forme la plus rudimentaire.






Malgré quelques améliorations constatées au fil des années, les scénarios restaient cependant peu élaborés.
Ce n'est que récemment, avec la nouvelle génération, que le jeu vidéo propose un scénario et une réalisation proche de ceux d'un film, permettant ainsi une adaptation cinématographique plus aisée.




Call of Duty 2



Les jeux vidéos ont donc su trouver leur place au sein de la société, imposer leur art et créer une culture à part entière.
Les producteurs hollywoodiens ne sont pas à court d'idée pour gagner la course au dollar. Toujours prêts à se lancer dans la quête du blockbuster qui rapporte gros, ils savent où frapper pour gagner le jackpot. L'adaptation du jeu vidéo sur grand écran, souvent motivée par l'aspect financier est de plus en plus fréquente entre les deux médias. La plupart des adaptations cinématographiques se sont cependant soldées par un échec.




En 1993, Bob Hoskins se laisse pousser la moustache et revêtit la célèbre salopette rouge pour se lancer, avec son frère, Luigi, à la rescousse d'une charmante demoiselle. Une adaptation kitschissime qui ne rend pas particulièrement hommage aux jeux conçus par Shigeru Miyamoto.

La machine est lancée. Suivront en 1994, Street Fighter et Mortal Kombat en 1995, mais adapter sur grand écran un jeu au scénario quasiment inexistant relève de la gageure.





C'est alors qu'en 2002, les producteurs se concentrent sur les jeux appelés "survival horror" en adaptant sur les écrans le premier opus de la trilogie Resident Evil.

Milla Jovovitch, Resident Evil

Dans la lignée suivront Alone in the Dark en 2005, Silent Hill en 2006.
Les producteurs associent ainsi deux valeurs sûres du monde médiatique, les jeux-vidéos et le cinéma d'horreur.

Silent Hill



Mais l'attrait des jeux vidéos pour le cinéma ne se résume pas simplement à l'adaptation. Ainsi on constate depuis quelques années une réelle influence des jeux vidéos dans le monde du 7è art. Des films comme Matrix font clairement référence aux codes et conventions du jeu vidéo. Danny Boyle dans La Plage glisse un plan où Leonardo DiCaprio, pixélisé, s'imagine évoluer dans un jeu-vidéo.

Take the magic pill to discover a brand new world....


Dans des films comme ExistenZ, Avalon ou Tron, le sujet du film repose totalement sur l'univers du jeu vidéo et propose une analyse ou critique de la société à travers ce dernier.
Les références fusent pour donner lieu a une véritable alliance.



Si les jeux vidéos ont donné lieu à des adaptations qui sont devenues en quelque sorte des référence en matière de film d'horreur, les films d'horreur aussi peuvent s'inspirer de l'univers pixélisé du jeu vidéo. C'est ainsi que Stay Alive sort en 2006, un film où le serial killer n'est autre que le jeu vidéo lui-même (si, si)...




Les jeux vidéos et le 7è art ont donc depuis une dizaine d'années, fusionné et donné lieu à des films, chef d'oeuvres ou navets, peu importe car gamer acharné, fan de film d'horreur ou passionné de cinéma, tous y trouvent leur compte dans la nouvelle tendance du jeu vidéo sur grand écran.

mercredi 14 mai 2008

Les Super-héros au cinéma

Depuis la création de Superman, par Jerry Siegel et Joe Shuster, en 1938 (première apparition en juin 1938), le genre n'a cessé d'évoluer.




Les Super-héros, gendarmes du monde représentent une sorte d'image métaphorique d'une Amérique qui, au sortir de la 2de Guerre Mondiale, joue un rôle dominant sur le monde grâce à une suprématie mondiale. Leurs capacités extraordinaires au service de la justice et d'un "monde meilleur" véhiculent une certaine propagande pour les valeurs des Etats-Unis.





Au fil des années, l'univers des Super-héros s'est alors étendu pour devenir une culture à part entière. Ils ont ainsi pris le contrôle de l'univers des comics pour ensuite l'étendre à celui de la télévision (Batman, Loïs & Clark: The New Adventures of Superman...), des jeux-vidéos et du cinéma...






Le succès culturel qu'a engendré ce mouvement littéraire ne pouvait qu'intéresser les producteurs Hollywoodiens, toujours prêt à s'investir en vue d'une réussite financière.

Les Super-héros ont alors envahit les écrans de nos salles obscures.

Captain America en 1944, Batman en 1966, prolongé avec la série ultra-kitsh (1966-1968) entament les festivités. Les premières grosses productions apparaissent à la fin des années 70 avec Superman en 1978, de Richard Donner, qui s'assure une place de choix au box-office et devient rapidement la référence des fans du Kryptonnien en collant bleus. Suivront ensuite Superman II (1980), Superman III (1983) et Superman IV (1987), qui s'essoufflent et ne connaîtront pas le succès du 1er opus, malgré la présence du, désormais, célèbre Christopher Reeves.





Deux ans plus tard, en 1989, Tim Burton adapte sur les écrans Batman, avec un Jack Nicholson particulièrement convaincant dans le rôle du Joker. Un succès mondial, des spectateurs et des producteurs ravis qui ne s'arrêteront pas en si bon chemin , si bien que Batman , le Défi sort en 1992, un projet plus personnel pour Tim Burton qui ne reçoit pas l'accueil escompté.





Suivront deux suites de Joel Schumacher, en 1995 et 1997, Batman Forever et Batman & Robin.


Après un petite accalmie, les Super-héros réinvestissent nos écrans, et on a pu assister à une véritable explosion du genre. Les films s'enchaînent, se suivent, les héros envahissent littéralement les écrans depuis la sortie d'X-Men en Août 2000. Le genre prend alors une importance conséquente et des super-héros connus et d'autres moins connus débarquent.







A l'heure où les Etats-Unis connaissent leur plus grand traumatisme, l'attentat du 11 Septembre 2001, qui pourrait bien avoir remis en cause leur supériorité mondiale, les films de super-héros débarquent en masse. Mais est-ce un hasard? Le caractère rassurant de ce genre de héros, aux pouvoirs extraordinaires et au sens moral surdéveloppé pourrait bien tenir le rôle de piqûre anesthésiante face à la douleur de cette expérience.
On pourra d'ailleurs noter, par exemple, l'influence de cette tragédie sur le scénario initial de Spider-Man. En effet, ce dernier s'est vu, au dernier moment, retirer les images du World Trade Center, pour ne pas "choquer la morale". Se pose alors la question de la censure, nécessaire ou arbitraire? Le Super-héros et son univers créent un monde fantastique où l'évasion imaginaire et le loisir sont de rigueur. Il représente l'Amérique dans toute sa puissance et il est, par conséquent, impossible d'y glisser, même subtilement, les faiblesses de cette dernière.
Il est l'image du bien contre le mal, du "politiquement correct" et de la force et de l'humanité (bien qu'il ne soit pas forcément humain ceci-dit). C'est pourquoi, à peine un an après la catastrophe du 11 septembre 2001, il était impensable pour Sam Raimi et ses producteurs de laisser apparaître, sur les écrans du monde entier, les Twin Towers, symbole flagrant d'une Amérique meurtrie et affaiblie.





Spider-Man, Hulk, Les 4 Fantastiques, Daredevil... tous se retrouvent propulsés sur le devant de la scène, reprenant fièrement le flambeau de leurs prédécesseurs en costumes moulants.
Mais pourquoi s'arrêter en si bon chemin? Mis à part les suites à gogo et les dérivés innombrables (Spider-Man 2, Elektra, Catwoman, etc...) , les grands classiques sont remis au goût du jour. C'est ainsi que Christopher Nolan nous plonge en 2005 dans l'univers noir de Batman Begins, sorte de retour en arrière sur la vie de Batman, avant qu'il devienne le sombre justicier que l'on connaît. 20 ans après Superman IV, Bryan Singer, abonné aux Super-héros (X-Men, X-Men 2), nous livre en 2006 un Superman Returns, l'histoire du retour à Métropolis du fameux héros après 6 ans d'absence.





Le petit nouveau, Iron-Man, cartonne sur les écrans depuis le 30 Avril et Hulk reprendra du service en juillet sous les traits d'Edward Norton dans The Incredible Hulk, en espérant qu'il relèvera le niveau d'Eric Bana (Hulk, 2003).
Le Joker sera interprété, dans la suite de Batman Begins - The Dark Knight, par le regretté Heath Ledger.
On en salive d'avance.





Mais l'univers fantastique et les superpouvoirs des super-héros du grand écran ne sont pas que de simples adaptation de comics.

C'est ainsi que M. Night Shyamalan a fait de Bruce Willis un super-héros qui s'ignore. Il lui faudra traverser un accident de train et être le seul survivant pour réaliser qu'il est Incassable. Hommage aux comics, tout y est, le héros évidemment, le super méchant, Samuel L. Jackson, un peu psychotique sur les bords, l'univers de la BD omniprésent... Seul le costume ridicule et la double vie manquent à l'appel.




D'autres classiques du 7è art s'inspirent de l'univers super-héroïque. Ainsi on peut retrouver chez Indiana Jones certains aspects du super-héros... La double vie (professeur en faculté, et archéologue aventurier et sexy), les "super pouvoirs" ou capacités extraordinaires (personne ne manie le fouet comme Indy...), les super méchant, le triomphe systématique du bien contre le mal, le combat contre le nazisme... Ambiance énergique et héroïque, que l'on pourra retrouver dans le galactique Star Wars, ou le futuriste Matrix, etc...