jeudi 25 septembre 2008

Entre les murs

En 2006 parait le roman Entre les Murs, de François Bégaudeau, qui constituera le scénario du film éponyme, sorti hier en salle (24 Septembre) et palme d'or du 61 Festival de Cannes.
Sous forme de docu-fiction, Entre les Murs nous plonge dans l'univers scolaire chaotique d'un collège difficile du XXè arrondissement.


Esmeralda et Khoumba


On suit donc François, jeune professeur de français et professeur principal d'une classe de 4è où règnent turbulence et insolence. Il n'hésite pas à affronter Souleymane, Khoumba, Esmeralda et toute sa classe dans des échanges verbaux musclés, pour essayer de leur faire aimer le français mais aussi de leur apprendre le respect. Mais à trop se battre on finit par se blesser, et l'apprentissage de la démocratie peut parfois comporter de vrais risques.



Un film juste et dynamique qui dénonce avec authenticité les problèmes rencontrés aujourd'hui dans la scolarité. C'est dans son incessante neutralité que réside l'intensité et la finesse de sa critique.
Le film parle de la difficulté dans sa généralité. La difficulté d'être ados, celle d'être tolérant, la difficulté d'être professeur et celle de réagir face aux agressions quotidiennes d'élèves en colère et insolents.


Un portrait peu glorieux mais perspicace sur les problèmes rencontrés par les professeurs face à la nécessité de faire régner un climat propice à l'éducation. L'univers du collège y est dépeint avec une réalité aussi touchante d'alarmante, dans les réussites et les échecs tant du point de vue du système éducatif que de celui des élèves.

L'absence de musique (du générique de début au générique de fin) et le naturel dont font preuve les "acteurs" de ce docu-fiction ne fait que confirmer le sentiment d'authenticité qui plane tout au long du film.










Un vrai bon film, la palme d'or est méritée...

mardi 23 septembre 2008

Spirits

Spirits (Shutter en version originale) est un de ces innombrables films d'horreur, dans la veine de tous ces Ring, The Grudge, The Eye ou encore Dark Water.

Un après-midi de solitude acerbe dans un paris sous la grisaille de l'automne, je n'avais malheureusement pas la moindre idée pour combattre mon ennui grandissant. Je me suis donc laissée tenter par Spirits.



Jane, récemment mariée à Ben, le suit au Japon où il doit faire des photos de mode pour un magazine (ça vous rappelle vaguement quelque chose? Etrange, à moi aussi).
Au cours d'une excursion en voiture au Mont Fuji, les deux jeunes gens renversent une jeune fille apparue soudainement sur la route. Malgré leurs recherches, le corps reste introuvable.




Et la vie du jeune couple dérape sur les clichés (c'est l'occasion de le dire). Une histoire de fantôme à la sauce asiatique comme on en a vues et revues. Malgré un manque flagrant d'originalité dans le scénario, on aurait pu espérer un film pas trop mauvais. Mais il s'agit malheureusement d'un remake américain d'un film d'horreur thaïlandais. Ce simple détail devrait suffire à nous faire fuir la salle obscure où est projeté ce... navet, appelons un chat un chat.


L'éternel film de fantôme, dans l'ambiance angoissante des croyances japonaises. Le malaise de l'héroïne confronté à une ville étrangère, plongée dans une culture qui lui échappe. Si les moyens face aux fantômes diffèrent d'un film à l'autre (ici la photographie), la fin reste la même, il s'agit toujours d'un fantôme en colère qui n'en a pas tout à fait fini avec le monde des vivants.


Le cinéma d'horreur asiatique, qui, d'un point de vue personnel, reste le meilleur dans son domaine, n'a de cesse de susciter la convoitise de nos voisins outre atlantique. Les studios Hollywoodiens semblent s'obstiner à massacrer des chef-d'oeuvres du genre, usant de subterfuges à la subtilité contestable et consternante dans le but de nous faire sursauter aux moments qu'ils jugent opportuns. Alors oui on sursaute lorsque la musique augmente d'un coup, lorsqu'une apparition fantomatique surgit de nulle part sur la vitre du métro (The Grudge, encore), etc... Mais mis à part ces quelques accélérations cardiaques, l'angoisse est totalement inexistante, le suspens quasiment nul et Joshua Jackson et Rachael Taylor ne brillent pas par leurs talents d'acteurs.


Ce film ne fait que nous conforter dans l'idée générale qu'un remake reste moins bon que l'original, dégageant la sensation désagréable du réchauffé. Une véritable perte de temps.

Mamma mia: Here it goes again...

La britannique Catherine Johnson a décidemment été très inspirée lorsqu'elle a écrit Mamma Mia, une comédie musicale basée sur les chanson du groupe suèdois ABBA.
Aujourd'hui, près de 10 ans après la première, à Londres, le 6 avril 1999, le nombre de spectateur dépasse les 30 millions. Pas étonnant alors que les studios hollywoodiens se soient penché sur cette comédie musicale à succès.



On peut donc depuis deux semaines admirer Meryl Streep, Pierce Brosnan, Colin Firth et Julie Walter (pour n'en citer que quelques uns) s'époumonner sur les plus grand succès du phénomène disco suèdois des années 70.




1999. Sur la ravissante petite île grecque, Kalokairi, Sophie, fiancée à Sky, va se marier. Elle n'a jamais connu son père, et son rève serait qu'il l'a conduise à l'autel. Elle trouve donc, dans le journal intime de sa mère, Donna, le nom de trois hommes dont l'un d'entre eux pourrait bien être son père. Nerveuse elle invite les trois à son mariage, qui se précipitent pour retrouver la femme qu'ils ont aimé 20 ans plus tôt.





Un véritable enchantement, une bande son énergique et entraînante, qui ravira les fans de la première heure et les adeptes des soirées disco, un casting irrésistible et un scénario bourré d'humour et d'émotions le tout dans la simplicité sont les ingrédients du chef d'oeuvre Mamma Mia. Une jolie bouffée d'air frais qui se transforme en ouragan de rire et de chansons pour entammer l'automne dans la bonne humeur. A ne manquer sous aucun prétexte...