lundi 6 avril 2009

Les geeks, nerds et autre "freaks" au pouvoir

Nos petits monstres asociaux, figures emblématiques quasi indispensables à la plupart des teens movies ou séries d'ados à l'américaine, ont petit à petit, finit par se faire une place de choix au sein du monde du petit et du grand écran.
Avant de revenir sur les plus célébres de ces "social freaks", il convient d'en définir les termes.

Le geek:
Le geek est, en général, une personne passionnée, voire obsédée par un sujet précis, le plus souvent l'informatique, la science-fiction ou les super héros. Il s'étend aujourd'hui de plus en plus fréquemment au monde du jeu vidéo. Le geek est cultivé et accompagne ses passions marginales d'un statut social souvent dédaignée: le premier de la classe. Mais plus le temps passe et plus le geek est devenu acceptable, presque un nouveau phénomène de mode. Attention à ne pas confondre, comme il est souvent le cas, le geek et le nolife, confusion généralement mal perçue par les "véritables" geeks.

Le nerd:
Solitaire et intelligent, le nerd est doté d'un handicap social pesant, attiré par des centres d'intérêt très différents liés à la science, la technique etc... Si le geek a une place parmi les gens "normaux", ayant même gagné une certaine popularité, le nerd reste un phénomène de foire. Asocial, sujet aux moqueries diverses et variées. Autrement dit, être un nerd au milieu d'une horde d'ados hype et cool est tout simplement innacceptable.
Le freak:
Le freak fait peur. Il effraie de par ses centres intérêt incompréhensible pour le commun des lycéens. Exclu parce qu'il le veut, il ne souhaite en aucun cas se fondre dans la masse et son originalité est un honneur.

Le loser:
La vie du loser n'est qu'une perpétuelle frustration marquée par l'échec. Même lorsqu'il réussit quelque chose, son succès est vite associé à un naufrage. Dans l'incapacité d'assumer ses choix et ses désirs, le loser est malgré lui condamné à rester dans son coin.

Les social freaks du petit écran

Steve Urkel, La vie de famille



Agaçant, horripilant, insupportable, le voisin des Winslow, est un véritable nerd. Doté d'un QI de génie impressionnant, il n'en reste pas moins une véritable catastrophe de par sa maladresse, semant le chaos partout où il passe. Si ce n'était pas suffisant, il ponctue chacune de ses gaffes par sa phrase fétiche, nonchalamment prononcée d'une voix nasillarde "c'est moi qu'ai fait ça?".
Loin d'être un séducteur, avec ses énormes lunettes en écaille, sa veste en tweed et ses pantalons trop courts suspendus à des bretelles, Steve est éperdument amoureux de sa voisine la belle Laura Winslow, qu'il finira par conquérir en mettant au point une machine qui lui permet de se transformer en Stefan, un double charmant. Mais le nerd finit toujours par refaire surface....


Hiro, Heroes




Un geek au sein des heroes. Hiro, enfermé dans sa vie de bureau, finit par se réaliser lorsque ses pulsions internes et désirs refoulés deviennent réalité. Devenu un des symboles de la culture geek, il a permis de réhabiliter, grâce au succès de la série, ces personnages souvent moqués. Véritable homme-enfant, toujours enthousiaste, Hiro n'est pas à l'aise avec les femmes. Devenu fan de comics, il est particulièrement accroc de "9th Wonders".
"Yaaata !" est devenu un des cris de ralliement des geeks...


Screech, Sauvés par le gong


Ami d'enfance du populaire Zack, Screech ne se contente pas d'être un simple nerd. Il est le roi de ce peuple bizarre, terrorisé par les gens normaux, il est à la fois dans son monde et conscient d'être un individu "à part". Petit génie à la garde robe surprenante, aux goûts improbables, aux passions incompréhensibles pour ses camarades, il est reconnu comme LE nerd par excellence et considéré comme un dieu vivant par ses congénères.


Jerry, Parker Lewis ne perd jamais



Jerry, ce petit freluquet affublé d'un imper fourre-tout, qui trottinait à la suite de Parker et Mickey en appelant de sa voix aigüe "M. Lewis" et "M. Randall". En véritable geek, il a toujours la solution aux problèmes. Intelligent et timide, il pourrait être une victime ou un loser mais étant l'un des membres essentiels à la coolatitude de Parker, il a donc la classe...

Le scooby-gang :
Buffy, Alex et Willow, Buffy contre les vampires 1 nerd+ 1 geek + 1 freak = 3 losers


Nés de l'esprit d'un pur geek (Josh Whedon), nos chers protagonistes ne pouvaient en aucun cas y échapper.

Dès le début de la série, Willow révèlent de sérieux penchants nerds. Passionnée d'informatique, coincée et solitaire, sauf lorsqu'il s'agit de retrouver son ami d'enfance (et amour inavoué) Xander, elle se balade dans les couloirs du lycée affublée de ses éternelles basket et pulls colorés.
Xander, quant à lui, serait plutôt geek. Pas très populaire au sein du lycée, il dévoile au cours de la saison 6 des passions de geeks (super héros...)
Buffy, en raison de ses activités extrascolaires, est considérée comme marginale. Malgré ses tentatives de sociabilisation (devenir reine du bal, ou encore pom-pom girl...), ses camarades la trouvent bizarre et elle reste confrontée au regard des autres, lui donnant le statut officiel de freak.
Les trois larrons réunis sont donc catégorisé dans les losers, surtout par Cordélia, la peste du lycée (qui, cependant, finira par rejoindre le trio).


Gary et Wyatt, Code Lisa


Définition typique des nerds, en marge et martyrisés par leurs camarades, plus populaires, plus beaux... Mais leur passion pour l'informatique leur permet de créer une créature de rêve, Lisa, qui leur permettra de prendre leur revanche.
Il existe cependant une différence entre les deux amis. Gary est loin de l'élève brillant qu'est son meilleur ami, Wyatt. Obsédé par les filles, qui ne s'intéressent pas du tout à lui, il est l'électron libre du duo tandis que Wyatt en est la conscience, terrorisé par son grand-frère violent et moqueur.

Les Lone Gunmen, X-Files Les nerds paranoïaques



Composé de Melvin Frohike, Richard "Ringo" Langly & John Fitzgerald Byers, ce trio chasseur de complots sont de véritables social freaks, guidés par leur instinct paranoïaque. Toujours prêts à donner un coup de main à leur camarade nerd, Mulder, ils sont un sujet à part dans le monde des geeks et nerds.


Malcolm, Malcolm



Surdoué issu de la famille la plus catastrophique des USA, il fait partie d'une classe de total geek/nerds, surnommés par les autres élèves de "têtes d'ampoule". Loser auprès des élèves "normaux", il est également en marge des ses amis nerds, de par son sen pratique qui lui permet de sortir de toutes les situations critiques.
Evoluant entre une mère hystérique, un père allumé et trois frères alliant tour à tour la débrouillardise, la stupidité, la sournoiserie, le talent et l'imagination, Malcolm sait se dépatouiller dans n'importe quelle situation.


Abby, NCIS


Entre jupes écossaises, tatouages et cheveux noirs corbeaux, miss Abby passe pour la gothique de base. Mais au-delà de son look où le noir prédomine, la pro de l'informatique de NCIS est tout sauf un archétype. Joyeuse et pleine d'entrain cette adoratrice de black métal est surtout une vraie passionnée de technologie. Dans son labo, elle teste, examine, localise et, surtout, parvient toujours à ses fins.


Ross, F.R.I.E.N.D.S



Passionné de dinosaures, ce paléontologiste aux tendances soporifiques est tout ce qu'il y a de plus nerd. Depuis le lycée, où il passait des heures dans le garage de ses parents à jouer des mélodies approximatives sur un synthé, il a le béguin pour Rachel la meilleure amie de sa sœur, Monica. Il finira par la conquérir, après des années de frustration. Comme quoi le geek aussi peut avoir la jolie fille.


Les social freaks sur grand écran :

Parce qu'ils ont aussi leur place dans le monde du 7ème art.

Dr. Emmet Brown, Retour vers le futur


Le savant fou de la trilogie, qui à force d'acharnement finira par mettre au point une machine à remonter le temps à partir d'une Deloréane. Complètement extravagant et définitivement geek, il est l'une des premières figures emblématique du mouvement de ces social freaks.

Maurice, la Belle et la Bête



Inventeur ingénieux, père de la jolie Belle, ce vieux et gentil monsieur est moqué et ridiculisé par les habitants du village, essentiellement par Gaston et Lefou. Essayant par tous les moyens de trouver sa place, dans le village et dans le milieu des inventeurs, Maurice est par son côté inventif, passionné par la technologie, et sa solitude contrainte, la version animée du geek.


Casey Connor, The Faculty


Bon élève, assidu, maltraité par ses camarades, Casey est le geek par excellence. Passionné de sciences et de photo, peu enclin au sport, il ne fait pas partie des stars du lycée, qui prennent un malin plaisir à en faire leur tête de turc. Soupçonnant un complot d'origine extra-terrestre au sein du corps enseignant de son lycée, il deviendra finalement un héros, sortira avec la chef des pom-pom girls et chamboulera, donc, les idées reçues qui règnent sur les exclus de l'échelle sociale.

Zeke, The Faculty

Jeune homme surdoué, qui persiste à échouer en classe, a le côté du freak de par sa solitude intentionnelle. Il ne cherche en aucun cas de se mêler aux autres, sauf pour pratiquer son recel peu catholique. Il est aussi craint par ses camarades qu'il est victime de leurs railleries.


10 bonnes raisons de te larguer, la jolie brochette.
Cameron

Le petit nouveau gringalet qui rêve d'une seule chose, conquérir la belle Bianca. Pour ça il lui faudra trouver un amoureux pour sa mégère de grande sœur, Kat, recluse qui se désintéresse totalement de la gent masculine. Jeune geek, accompagné d'un acolyte, Mickael, légèrement nerd, lui, sur les bords, Cameron rivalisera d'astuces pour approcher Bianca (cours particuliers de français) et caser Kat pour enfin pouvoir sortir avec sa jolie proie.



Kat, la jolie freak

Effrayante, légèrement agressive, (adaptation de la Mégère apprivoisée oblige) Kat est le prototype féminin du freak. S'étant construit sa forteresse, et bien contente de son exclusion, elle finira par accepter un rendez-vous avec Patrick simplement pour faire plaisir à sa petite sœur (parce qu'elle est pas si méchante après tout).


Patrick, le freak

Différent, s'étant intentionnellement exclu du reste du lycée, ce jeune grunge, rustre et mal dégrossi, aime faire peur à la communauté d'étudiants bien pensants qui peuplent son lycée. Il accepte de sortir avec Kat contre rémunération puis tombe amoureux de la jeune fille. Normal entre freaks.

Finalement, le geek s'est popularisé, revendique sa place auprès de la communauté très prisée du premier rôle, et assume complètement son côté décalé. L'étiquette de l'ado, frêle, mal dans sa peau, boutonneux et asocial est tombé. Musclé grâce à wii fit, le geek s'offre même le luxe d'être beau-gosse (Milo Hoffman/Ryan Philippe, Antitrust, Stanley Jobson/Hugh Jackman, Opération Espadon...) et se démocratise pour devenir à la mode. N'étant plus une victime mais une nouvelle tendance, le geek n'est plus moqué et sera peut être, un jour prochain, la nouvelle star des teens movies.
Non seulement le geek envahit nos écrans avec ces nouveaux antihéros à qui tout finit par sourire, parce que le geek a tout pour réussir (si, si), mais en plus Hollywood s'attaque à des projets de biopics geeks, notamment avec la réalisation d'Atari, biopic sur Nolan Bushnell, à qui Léonardo DiCaprio prête ses traits (rien que ça!). A quand un film sur Steve Jobs?

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