Ce mois-ci donc, le thème de la soirée était les tueurs détraqués, de ce genre qui vous poursuivent avec une hache dans le but de vous disséquer sans raison particulière, juste pour le fun. La soirée promet d'être gore...

Au programme:
Manhunt - Rovdyr - de Peter Syversen (2008), où quatre jeunes gens, en route pour un week-end de détente dans les bois se retrouve au coeur d'une véritable chasse à l'homme et Maniac, de Wiliam Lustig (1980), où un psychopathe sème la terreur et la mort en ville en scalpant ses victime afin de "recréer" sa mère abusive décédée plusieurs années auparavant.


N'ayant pas vu Maniac, pourtant film cultissime des amateurs de gore, par manque de temps, nous nous sommes contentés de Manhunt, film norvégien de 2008 donc, annoncé comme un survival "âme sensible s'abstenir". Et il faut admettre qu'il remplit sa part du contrat.
1974, quatre jeunes étudiants, s'enfoncent avec leur van dans la campagne norvégienne afin de trouver un lieu idyllique pour leur campement.
Démarrage en cliché, le coup des étudiants qui partent en vacances (et qui n'arriveront pas à destination, c'est un peu du réchauffé quand même...

Arrêt à la station service, pause pipi pour les demoiselles et déjeuner dans la bonne humeur. Bon toujours pas d'innovation dans le scénario de Syversen.
Prise de bec avec les autochtones. Décidément, les ruraux et les urbains ont du mal à s'entendre. Les quatre jeunes quittent la station service, flanqués d'une nouvelle venue, à priori en état de choc. De quoi, ça, on ne le sait pas encore.

Et c'est là que les choses sérieuses commencent. Poursuivis par des chasseurs peu ordinaires, les jeunes gens vont tout faire pour survivre à cette sordide chasse à l'homme.
Tout en respectant les bases et les codes établis du survival, Syversen s'écarte des sentiers battus et nous plonge dans un univers horrifique surprenant, comme on en a plus vu depuis longtemps.
S'inspirant de Délivrance, puisant dans du Detour Mortel ou du Massacre à la Tronçonneuse, évitant les clichés avec soin, Syversen a réussi un coup de maître avec son excellent Manhunt. Le fait qu'il ne s'agisse pas d'un énième bloc buster américain pour ado pré-pubère en quête d'adrénaline aide surement à faire de ce film un souffle d'air frais dans l'univers très stéréotypé du survival. Si le scénario reste quelque peu banal, les personnages ne sont pas caricaturaux, à la différence de ceux des récents survivals. Variant entre l'angoisse et le gore extrème, filmé en DV, le film est réaliste, les acteurs crédibles, les méchants ne sont pas des surhommes, aucune dimension pseudo-surnaturelle, tout transpire le plausible.
Basé sur le modèle américain (le clivage citadins/campagnards rappelle fortement des films d'horreur comme Massacre à la Tronçonneuse, Cabin Fever...), ne cherchant pas l'innovation à tout prix, Manhunt se contente d'un scénario assez simple et d'effets visuels misant sur le gore, le très très gore.
Rovdyr, ou Manhunt, est donc un film trash, qui se veut être un hommage aux survivals et le film dépasserait même certains classiques du genre auquel il rend hommage.

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