lundi 30 mars 2009

All the boys love Mandy Lane

A mi-chemin entre le slasher gore et le thriller psychologique, Mandy Lane se présente à sa sortie comme un mélange de Massacre à la Tronçonneuse et Virgin Suicides. Une comparaison quelque peu éxagérée, malgré le fait que Mandy Lane ait, il faut le reconnaître, une dimension psychologique plus poussée qu'un simple slasher.


L'enfer du lycée et la pression du regard des autres. Mandy Lane est une jolie texane de 16 ans, sexy et vierge. Les garçons rêvent tous de la côtoyer et, surtout, de la conquérir. Certains sont même morts dans cette quête...Chloe et Red invitent Mandy dans un ranch pour un week-end aux airs de fête intimiste. Y voyant l'occasion de se faire des amis, Mandy accepte et la troupe de jeune gens s'installe alors dans une ambiance où pétards, alcool et hormones mènent le jeu. Mais le week-end de rêve se transforme très vite en cauchemar et, lorsqu'un tueur décime un à un les adolescents, Mandy va devoir, avec ses camarades, se battre pour sa survie.




L'amour, le sexe, l'alcool, les amitiés, le lycée. Comme le dit Sartre, l'enfer c'est les autres, mais l'enfer est encore bien plus écrasant dans l'ambiance dévastatrice du jugement superficiel des ados au lycée. On nage en plein teen thriller, plongé dans une ambiance glauque dès la première scène du film. Au milieu d'une horde de jeunes prêts à tout pour paraître cool, cette adolescence américaine dorée chez qui l'apparence à bien plus d'importance que ce que l'on est, Mandy Lane, pure, inocente, froide et au centre des obsessions, incarne la lucidite face à l'immaturité de ses camarades. Observant d'un regard discret, avec le détachement poli d'une touriste étrangère, Mandy reste le seul personnage vraiment attachant du film. La seule semblant dotée de profondeur face à la démesure des archétypes, allant du pseudo beau-gosse insupportable à la blonde anorexique hystérique.



Jonathan Levine signe donc un slasher pas banal, une histoire de torture psychologique adolescente, où l'on tente de préserver la pureté par la violence, comme on l'a récemment vu dans Teeth. Si les codes du slasher sont respectés à la lettre (grande maison isolée, ados en vacances, veillées tardives, etc...), de quoi ravir les amateurs du genre, on s'embarque rapidement dans un mélange de genre qui finit par s'embourber et ne plus avoir ni queue ni tête. Le dénoument inattendu redonne un petit coup d'adrénaline au spectateur qui commençait à s'emmerder sévère. Et c'est reparti pour un dernier tour de (presque) n'importe quoi.



Avec ses forts accents référence 80's (magnifique générique de fin), sa psychologie plus ou moins fine du traumatisme de la fin de l'adolescence, de la fin de l'insouciance, et son petit côté décalé, Mandy Lane reste un film à voir.

jeudi 26 mars 2009

Incognito

Le 29 avril n'est pas seulement la sortie du Iphone chez Bouïgues, c'est aussi un mercredi, et qui dit mercredi, dit sortie ciné.
Si le fameux gadget Apple et Bouïgues feront sans doute tout pour être remarqués, Bénabar, Dubosc et compagnie vont plutôt s'efforcer de rester Incognito.

Lucas est devenu une superstar en s'étant approprié les chansons d'un ami qu'il croyait disparu. Soudainement, cet ami réapparait. Lucas, pour lui cacher sa fortune et sa célébrité, commet l'erreur de demander à Francis, un comédien raté, de prendre sa place.


Voilà donc l'occasion pour notre chanteur national (dont le concert était génial soit dit en passant) de faire ses premiers pas devant la caméra dans cette comédie d'Eric Lavaine, qu'il connaît bien pour avoir écrit avec lui plusieurs épisodes de H.

Max et les Maximonstres

Avis à toutes les unités, ne cherchez plus, on a retrouvé Spike Jonze!
Depuis Adaptation, sorti il y a exactement 6 ans sur nos écrans, Mr. Jonze s'efforçait d'adapter sur grand écran le célèbre album pour enfant Max et les maximonstres de Maurice Sendak, projet annoncé depuis plus de 5 ans.

Après différentes mésaventures de tournage, de remontage etc..., il semblerait que le film soit enfin prêt. Voici donc la bande annonce du prochain Spike Jonze.

Enjoy :)

Zac is back

Bientôt à l'affiche de 17 again, sur nos écrans le 22 avril, Zac Efron, star d'High School Musical, ne participera finalement pas au tournage du remake du film Footlose, mais devrait cependant jouer dans le drame The Death and Life of Charlie St. Cloud.

Révélé en 2006 avec le téléfilm Disney High School Musical, le jeune Zac Efron a renoncé au projet Footlose, film dans lequel il devait reprendre le rôle tenu par Kevin Bacon, qui lança sa carrière dans les années 80. Le beau Zac, idole des jeunes filles, a en effet tenu à mettre de côté les comédies musicales, après les trois High School et Hairspray, afin de ne pas être catalogué.

Il devrait donc jouer dans le drame The Death and Life of Charlie St. Cloud, l'adaptation du Best-seller de Ben Sherwood.


Il y jouera le rôle d'un gardien de cimetierre qui se retrouve face à son jeune frère décédé, et dont le mort le culpabilise. Le tournage devrait débuter cet été.

En attendant, on pourra retrouver Zac Efron, aux côtés de Matthew Perry, Michelle Trachtenberg, dans 17 again, la nouvelle comédie de Burr Steer (Comment se Faire Larguer en 10 Leçons), où il joue la version adolescente de Mike, 37 ans, qui face à sa vie pathétique, se voit bénéficier d'une seconde chance en se réveillant un matin âgé de 17 ans.


mercredi 25 mars 2009

La fin des blockbusters classés "R"

Watchmen, de Zack Snyder ayant reçu un acceuil mitigé au box office américain, une rumeur court selon laquelle les studios Warner auraient décidé d'abandonner la classification "R" (interdit aux moins de 17 ans non accompagnés) pour les blockbusters.



La rumeur n'étant pas encore confirmée, il s'agirait cependant de la fin d'un époque dans le monde du cinéma qui risque d'en faire rager plus d'un. Watchmen, classé "R" aux Etats Unis, serait apparemment le premier concerné par la décision des studios Warner. Le film, destiné à un public jugé adulte, enregistre une chute colossale de 62% de sa fréquentation à seulement 3 semaines de sa sortie en salle. Sorti le 5 mars outre atlantique, il n'avait, au 22 mars, pas atteint la barre psychologique des 100 millions de $. Peinant à atteindre les 160 millions dans le monde pour un budget approximativement semblable, la Warner constate qu'un film se voulant blockbuster, classé "R" et durant près de 3 heures, ne fait pas, ou plus, recette.



Conclusion, selon une source officieuse des Executives de la Warner, désormais la classification des blockbuster ne dépassera pas le "PG-13" soit déconseillé aux moins de 13 ans non accompagnés.

La rumeur de cette décision de la Warner serait d'ailleurs affermie par un argument efficace: l'énorme succès de The Dark Knight au box office mondial, avec 1,001,874,511 milliards de $ de recette, qui avait obtenu un classement "PG-13".
Iron Man de Jon Favreau, classé lui aussi "PG-13", a rapporté plus de 580 millions de dollars pour un budget initial de 140 millions environ.
Même chose pour la franchise Spider Man qui a ramassé une recette de 2,496,346,518 milliards de $ avec ses trois volets, pour un budget global d'environ 600 millions de $.



En ces temps de crise économique, la Warner ayant déjà dû se séparer de 10% de ses effectifs, soit près de 800 salariés, afin de maîtriser les coûts, préfère se concentrer sur des succès quasi assurés, choisissant plutôt de poursuivre ou relancer des franchises promettant une réussite presque garanti.
C'est ce que l'on peut constater avec toutes les annonces de reboot à venir (Tomb Raider Reboot, Superman, Robocop, Predator reboot, etc...).


Mais là où ça se gate, c'est concernant les films en attente de classification comme X-Men Origins: Wolverine, attendu sur nos écrans le 29 avril et qui n'a encore aucune classification. De même pour Transformers, la revanche, qui aura sans doute la classification PG-13.
Le vrai problème se pose avec Terminator Renaissance, de McG. La franchise ayant toujours été classé "R", le revirement de la Warner, souhaitant obtenir un "PG-13", représente un véritable blasphème aux yeux des fans, qui craignent la version dénaturée et aseptisée.
Sentence le 3 Juin en France.

mardi 24 mars 2009

Festival Cinérail

Aujourd'hui débute, jusqu'au 31 mars, la 17ème édition du festival Cinérail, un festival mélant train et cinéma (comme son nom l'indique, finalement). Il propose une sélection de films, anciens et nouveaux, courts et longs, dans lesquels on peut retrouver un thème récurrent, l'univers du chemin de fer.



Le thème de cette année sera "train, humour et fantaisie" avec la projection de films tels que Places Réservées de Laurel et Hardy ou encore Darjeeling Limited de Wes Anderson.



Entre autres, vous pourrez assister au ciné-concert lors duquel seront diffusés Les lois de l'hospitalité de Buster Keaton, et 7 ans de malheur de Max Linder, accompagnés au piano en live. Un soirée sera également consacrée à Billy Wilder avec Certains l'aiment chaud.


Marilyn Monroe, Tony Curtis et Jack Lemmon dans Certains l'aiment chaud.






Vous êtes prévenus donc, un évènement à ne pas manquer pour tous les "férus" de 7ème art.
Festival Cinérail au 7 Parnassiens (Montparnasse), du 24 au 31 mars 2009.

Twilight zone 1

Sorti aux Etats-Unis le 21 mars, le DVD Twilight s'est écoulé à de 3 millions d'exemplaires en une journée.
Les bonus du dvd proposent des scènes coupées au montage, un documentaire sur les dessous du tournage, des clips et des interviews de l'équipe du film. Rien de bien exceptionnel en somme, mais de quoi faire patienter les mordus de la saga en attendant le 2ème volet, Twilight - chapitre 2: Tentation, qui sortira le 18 novembre sur nos écrans.




Les fans français devront, pour leur part, attendre le 8 juillet prochain la sortie du DVD en France.

7 jours au lieu de 3

Cette année, à l'occasion de son 25ème anniversaire, la fête du cinéma ne durera pas 3 jours, comme à l'accoutumée, mais 7 jours, du samedi 27 juin et vendredi 3 juillet. L'extension de la durée de l'évènement entraîne avec lui une augmentation du prix de la séance qui s'élève à 3 € au lieu de 2.


La nouvelle a été confirmée par la Fédération Nationale des Cinémas Français (FNCF).

vendredi 13 mars 2009

La nuit promet d'être fantastique

Chaque mois, au forum des images, à Paris, sont organisées "Les Nuits fantastiqes" en partenariat avec l'Ecran Fantastique. Ce mois-ci, la nuit du 14 mars sera placé sous le signe de la Corée avec la projection de deux films, Hansel et Gretel (20h30), Yim Pil-sung, et Epitaph (23h), de Jung Bum-sik, inédit en France.


Hansel et Gretel, en avant-première à 20h30
de Yim Pil-Sung
Sur une route de campagne, Eun-Soo a un accident de voiture. Il rencontre une jeune fille étrange qui lui propose de l'aide et l'entraîne dans une maison digne d'un conte de fée. Mais Eun-Soo se retrouve très vite prisonnier de la jeune fille et de ses frères et soeurs, qui ne vieillissent jamais. Croyant trouver son salut dans la découverte d'un très vieux livre de contes, il réalise que la réalité dépasse la fiction et que ce qu'il lit n'est rien d'autre que ce qu'il est en train de vivre.



Epitaph, inédit, à 23h00
de Jung Bum-Sik
A l'annonce, en 1979, de la destruction de l'ancien hôpital Ansaeng, un docteur vieillissant se rappelle de quelques étranges événements survenus dans l'enclos du bâtiment durant la Seconde Guerre Mondiale.



mercredi 11 mars 2009

L'attaque des mômes...

Choisissant pour son film le thème, quelque peu essoufflé, de l'exorcisme, Goyer se lance avec frénésie dans un projet incertain, avec Unborn, film d'horreur de son état, aux accents de comédie involontaire, croisement entre le film d'horreur bourrin et la grosse blague au second degré accidentel.


Casey Bell se retrouve malgré elle plongée au cœur d'évènements étrange et d'hallucinations fantomatique à la suite d'un babysitting inquiétant. Elle est depuis poursuivie sans relâche par une petit garçon effrayant qui semblerait être le fantôme de son frère jumeau, mort-né.
Avec l'aide du rabbin Sendak, Casey découvre l'origine du mal dont est victime sa famille et qui remonte à l'Allemagne nazie. Pour survivre, Casey devra subir un exorcisme afin de refermer la porte ouverte par cet être qui n'a jamais vu le jour.


Si l'idée de départ était intéressante, le scénario prend rapidement un tournant délirant.
Goyer, qui donne l'impression de foncer tête baissée, sans trop savoir où il met les pieds, mêle une histoire de gémellité tragique et de menace fantôme d'un être n'ayant jamais existé sur fond d'expériences nazies, à l'existence terrifiante d'une entité mythique et démoniaque ancestrale. Un alliage presqu'invraisemblable entre une idée de scénario absolument effrayant et une issue passablement stupide. L'histoire fragile s'embourbe donc et tente en vain de se sortir de son empêtrement à coup de rebondissement scénaristiques aussi médiocres que surfaits, mais se laisse malgré tout apprécier. Si le film frôle parfois le ridicule, il est sauvé par la plastique alléchante et le jeu acceptable de la magnifique Odette Yustman (aperçue récemment dans Cloverfield), le toujours aussi génial Gary Oldman, et par la dynamique énergique se basant sur le principe subtil du "Bouh! t'as eu peur hein...".


Avec un rythme choisi sur la base du sursaut gratuit, on bénéficie donc de la dose d'adrénaline toutes les deux minutes, de quoi ravir les accrocs. Tout y passe, le gamin enclavé dans un miroir, le tétraplégique qui joue aux araignées dans l'escaliers (ça vous fait penser à L'Exorciste? Tiens donc...), jusqu'au chien à la tète retournée, autant d'images choc destinées à nous faire trembler mais qui, à force de trop en faire, finissent par simplement nous faire sourire.




Mais, malgré son caractère peu captivant, Unborn reste toutefois un bon moment de détente, agréable et amusant.

mardi 10 mars 2009

Les Monstres font leur cinéma

La galerie de la Bièvre, dans le 5ème arrondissement de Paris, expose en ce moment une collection privée d'objets sur le thème du cinéma fantastique et de science fiction. Plus de 2000 objets rares et inédits parmi lesquels on poura retrouver des références à Star Wars, Alien ou encore Retour Vers le Futur.




Avis aux passionnés donc, l'exposition est gratuite est aura lieu jusqu'au 25 mars 2009.

Galerie de la Bièvre
26, Rue de la Bièvre
75005 Paris

lundi 9 mars 2009

Marley et moi

Une gentille comédie de David Frankell avec Owen Wilson et Jennifer Aniston



Après un mariage sous la neige du Michigan, Jenny et John partent s'installer sous le soleil de Floride. Dans le but de calmer les envies de bébés de Jenny, John offre à cette dernière un chiot. Marley, adorable labrador, s'installe ainsi au sein du jeune couple. Mais en grandissant, l'animal se révèle incontrôlable, dévastant tout sur son passage. Au fil des ans et des catastrophes, le chien sera le témoin d'une famille qui se construit et s'agrandit, à travers joies et sacrifices, tout en témoignant à ses maîtres une affection et une fidélité sans borne.



Cette adaptation du best seller autobiographique de Josh Grogan est assez réussie dans l'ensemble. Une comédie sans prétention et sans surprises sur les relations de couples qui souligne les difficultés rencontrées devant la fondation d'une famille. Les choix d'une vie, les sacrifices, les frustrations, mais aussi le bonheur et la joie d'une famille qui s'aime. On sourit, on écrase quelques larmes, pas de grosses émotions, juste la sensation de passer un bon moment de détente.
Le film n'est pas un chef d'oeuvre, malgré la présence de la toujours aussi jolie Jen (sans mauvais jeu de mot) mais se laisse regarder sans trop bailler.
A voir donc, un dimanche après-midi pluvieux de préférence, lorsque toutes les autres séances sont complètes.